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Projet Village 2009-2010 - Electrification du Village

Electrification du village de Moussourtouk

(plus de 1500 personnes)


Par l’Association "l’écho du TamTam"

"Techniciens sans frontières"

Dunkerque


cliquez pour agrandir



Contact : Marc WULVERYCK, (Marc.wulveryck@yahoo.fr) ou directement l'Association

 


 

 

Résumé


Le village de MOUSSOURTOUK est situé dans la province de l’Extrême Nord au Cameroun. Le projet d’électrification de ce village est lancé depuis 6 ans par la population. Ce projet a été plusieurs fois tenté mais sans succès, les problèmes de recherches de financements locaux associés aux problèmes techniques n’ont pas permis à ce projet d’aboutir.


Les points forts :

- 100 familles du village (800 personnes) se sont organisées et cotisent depuis 6 ans pour la réalisation de ce projet. Une somme de 2.000.000 F.CFA a pu être ainsi récoltée.

- Les élus locaux ainsi que la Société Nationale d’Electricité du CAMEROUN (AES-SONEL), demandent et soutiennent la mise en œuvre de ce projet.

- La fondation Bethléem est située à 1 km du village est acteur du projet.

- L’électricité camerounaise est produite à partir de barrages hydrauliques et n’utilise pas d’énergies fossiles.



Les difficultés :

- L’AES-SONEL prend en charge la maintenance des installations (hors habitations), mais ne finance pas les investissements.

- Le budget global d’un tel projet est trop important pour la population de MOUSSOURTOUK

- Il n’y a pas, localement, d’experts dans le domaine électrique.



L’association française l’Echo du Tam-Tam et la Fondation Bethléem, œuvre sociale privée camerounaise reconnue d’utilité publique mettent en place un partenariat pour accompagner et faire aboutirla demande des habitants. Cette démarche a pour but de lutter contre l’extrême pauvreté en contribuant au développement économique et culturel du village et en facilitant la conduite de projets ultérieurs, nécessitant l’énergie électrique.



Le projet se découpera en 3 phases techniques :

- Phase 1 : Raccordement à la ligne électrique nationale des 6 quartiers du village (Mai 2009).

- Phase 2 : Electrificationdes habitations, création et formation d’une équipe de maintenance (Juillet 2009)

- Phase 3 : Déplacement d’une équipe technique un an après la finalisation.



Ce projet permettra un échange interculturel, marqué par un jumelage avec un lycée proche du village.


Le budget global de l’électrification est de 82 630 €.Le budget total est de 85062 € dont 46 % sont pris en charge par la population locale, la fondation Bethléem, et l’association l’Echo du Tam Tam


 


 

 

Localisation du projet : CAMEROUN NORD

 

 

 

carte_camerounG.jpg

 

 


 

1. Présentation du pays

 

Le DRAPEAU 

Ces couleurs représentent les couleurs traditionnelles panafricaines. La bande rouge du milieu symbolise le sang du peuple versé pendant la guerre de décolonisation (guerre du maquis) et l'étoile est « l'étoile de l'unité ». Le jaune représente le soleil, et la savane présent dans le nord du pays. Le vert représente la forêt du sud du Cameroun. (source WikiPedia)

 

 

carte_region.jpg

Capitales :
- politique : Yaoundé (1,2 millions  d’hab., 2001)
- économique : Douala (1,5 millions d'hab., 2001)

 

Villes principales:
Garoua, Bamenda et Maroua (272.000 hab, 2001)

 

Langues officielles : français et anglais. Il existe de nombreux dialectes (200) dont le fulfuldé à Maroua.

 

Superficie : pays classé 52ème avec 475.440 km².

Population : pays classé 60ème avec 16.380.005 habitants en 2006 ; densité de 34 hab./km².

Monnaie : le franc CFA (zone CEMAC) (100 F.CFA = 0,15€)

Climat : Le Cameroun offre du nord au sud une succession complète des climats intertropicaux, du climat sahélien (jusque 47°C) au climat équatorial (entre 24 et 30 °C). La forêt équatoriale est si dense qu’elle ne permet qu’un faible niveau de peuplement mais elle recule progressivement devant l’exploitation forestière et l’extension des cultures. Les plaines du nord sont couvertes de savane arborée favorisant l’élevage et l’agriculture sédentaire.

Pluviométrie : de 450 mm au lac Tchad à 5 m en zone équatoriale. Maroua : 800 mm.

 


 

Histoire et politique

Le pays se peuple au nord de populations de langue soudanaise et au sud de peuples de langue bantoue au Vème siècle ap. J.-C. Au 11ème siècle, l'islam atteint le nord. L'organisation ethnique est centrée autour de la chefferie. En 1472, les Portugais accostent ; leur succèderont les Néerlandais puis les Allemands, auxquels les autochtones opposent une vive résistance. En 1918, la France et le Royaume-Uni se partagent la colonie. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale le mouvement de l'Union des Populations du Cameroun créée en 1948 revendique l'indépendance et la réunification avant d'être réprimé par le pouvoir colonial français. L'indépendance de la zone française est proclamée le 1er janvier 1960 et la réunification a lieu l'année suivante avec la partie sud de la zone britannique. Le 20 mai 1972, un référendum conduit à un État unitaire et met fin au fédéralisme. Ahmadou Ahidjo, premier Président du Cameroun, le restera jusqu'en 1982, date à laquelle il cède le pouvoir à Paul Biya, président jusqu'à aujourd'hui, réélu en 2004 avec près de 75% des voix.

 

Système politique : Le régime politique du pays est celui d’une république démocratique de type présidentiel régie par une Constitution promulguée en 1972, ayant fait l’objet de plusieurs réformes et aboutissant à un fonctionnement autour d’un Parlement composé de l'Assemblée Nationale, et du Sénat pas encore créé. Du point de vue administratif, le pays est divisé en provinces, elles-mêmes divisées en départements. Le Président de la République, élu au suffrage universel, nomme des ministres fédéraux et les gouverneurs des provinces.

 


 

Culture

Ethnies : Le sud-est, couvert par la forêt équatoriale n’accueille que quelques tribus pygmées, la quasi totalité de la population se concentre dans le reste du pays. Au nord, vivent des pasteurs semi-nomades (Foulbés) ainsi que des agriculteurs sédentarisés de différentes ethnies. Les montagnes de l’ouest sont peuplées de populations d’origines Bantou (zone la plus densément peuplée). Les provinces Centre et Littoral sont assez densément peuplées et présentent un grande diversité d’ethnies.

 

Religions : Inégale répartition des religions et des cultures. Le septentrion (Adamaoua, Nord et Extrême-Nord) est majoritairement musulman (pratique de la polygamie), alors qu'ils ne représentent que 20 à 25% des croyants du pays. Les régions occidentales sont principalement animistes (environ 45% de la population totale) et chrétiennes (35 à 40%, catholiques et protestants).

 


 

Economie

Environ 60% de la population vit de l’agriculture, consommée dans le pays (mil et sorgho au nord, banane à l’ouest et manioc au sud). En outre, le Cameroun fait partie des plus gros exportateurs mondiaux de cacao et de café (en recul vu la baisse des prix, le pétrole représentant cependant plus de la moitié des exportations. Quant à l'activité industrielle, elle est dominée par le conditionnement des denrées mais comprend de la production d’aluminium (0,5% de la production mondiale). Les produits du Nigeria importés en contrebande, à des prix non concurrentiels, mettent en situation de faillite des secteurs entiers de l’économie.

Taux de sous-emploi global en 2005: 75,8%, pallié en partie par l'économie du secteur informel.

Dette : Le pays a atteint le point de décision de l'initiative Pays Pauvres Très Endettés et bénéficie depuis avril 2006 d'allègements de sa dette.

 


 

Développement

Indice de développement humain : 148ème sur 177 pays en 2003, avec 0,497 (en recul).
Indicateur de pauvreté humaine : 47ème sur 88 pays en développement, avec 30,7%.


Éducation : Le pays a un des plus hauts taux de scolarisation de toute l’Afrique (70% des moins de 14 ans), tandis qu’on estime que 90% de la population a reçu une éducation primaire. Ainsi environ 2.100.000 élèves suivent des études primaires, 410.000 des études secondaires et 65.000 des études supérieures.


Santé : Le paludisme est la 1ère cause de mortalité (surtout les enfants de moins de 5 ans).


Espérance de vie : 45,8 ans (2005, PNUD).

 


 

2.Présentation de l’extrême Nord

Le projet d’électrification concerne le village de Moussourtouk, situé dans le département du Mayo-Kani à l’Extrême Nord, province la plus peuplée et la plus pauvre.

Cette zone s'appuie sur ses richesses naturelles, constituées tout d'abord par l'élevage : 91% de la viande consommée dans les provinces du sud vient du nord. Malgré le climat sahélien et la faible pluviométrie, l'agriculture est assez riche (oignon, coton, mil, maïs, sorgho), mais mis à part dans une zone au sud de Maroua, il n'y a qu'une seule récolte annuelle. Ainsi, la période de soudure, entre saison sèche et les pluies, peut être délicate sur le plan alimentaire. Des carences existent, notamment en iode et en protéines, touchant particulièrement les enfants.

L'accès à l'eau constitue un problème majeur. L'hydrogéologie de cette région d'intervention est pourtant plutôt favorable, la terre étant majoritairement de formation sablo-argileuse avec des secteurs aquifères présentant un bon taux de réussite (de 60 à 100%). Cependant, il est nécessaire de forer en profondeur (80 mètres) et il n'est pas rare de rencontrer de la roche (gneiss, schiste, granite).

Dans le domaine éducatif, la province se classe dernière quant au taux de scolarisation (en 2001, moyenne de 46,7% pour les garçons et 38% pour les filles mais avec de nombreux cantons à moins de 20%). Les professeurs manquent de formation, s'agissant trop souvent de vacataires. De plus, des infrastructures de qualité manquent et la déperdition au fil des niveaux est marquée.

Côté santé, beaucoup de centres existent, publics ou privés, mais l'approvisionnement en médicaments et les compétences sont inégaux. La dépense annuelle de santé des ménages représente moins du tiers du niveau national. Ainsi, la province compte de nombreux sourds et malentendants du fait d'un manque d'hygiène et de maladies mal soignées (paludisme, otite, rougeole, méningite). Les infirmités motrices et cérébrales sont également fréquentes et les causes sont multiples : méningite, paludisme cérébral, manque d'attention de l'entourage, infections lors de l'accouchement. De plus, le traitement contre le paludisme étant souvent mal utilisé, la quinine en injection entraîne des troubles orthopédiques.

Sur le plan du tourisme, la province est en tête, mais les ressources sont sous-exploitées par un manque d'infrastructures et l'enclavement. En effet, le réseau routier est insuffisant et génère des problèmes de circulation en saison pluvieuse. Il en résulte un phénomène d'enclavement de certains départements dans l'Extrême Nord, et de la province avec le sud, que seul l'aéroport de Salak permet d'éviter (réservé financièrement aux élites). Il faut ainsi par les réseaux routier et ferré 30 heures pour atteindre Yaoundé. La région est donc beaucoup tournée vers le Tchad et le Nigeria voisins.

 

Sources :
- Wikipedia.org
- Atlas de l'Extrême Nord, Institut de Recherche pour le Développement, 2000
- « Conditions de vie des ménages et profil de pauvreté à l'Extrême Nord Cameroun en 2001 », Direction de la Statistique et de la Comptabilité Nationale, Ministère des Affaires Economiques, de la Programmation et de l'Aménagement du Territoire, 2002

 


 

3. Le village de MOUSSOURTOUK

 

P8133214.jpg

 

Moussourtouk est situé en région giziga, dans l’arrondissement de Moutourwa, commune dont il dépend. Le brassage ethnique est large, et différentes communautés religieuses y sont présentes : catholiques, protestantes et musulmanes. Moussourtouk est un village important, la population étant de 1500 habitants environ selon le recensement effectué par la Fondation Bethléem en 2006 (financement CARE International).

 

Infrastructures : 
Accès à l’eau : Cet accès est possible mais la pénibilité importante car bien qu’il y ait 3 forages (1 en panne) et 2 puits, cela reste insuffisant. En pleine saison sèche (vers avril), la ressource hydraulique se raréfie et il devient nécessaire de diminuer l’ouverture des points d’eau pour préserver la durabilité. De longues files d’attente se forment et il arrive que les gens soient obligés de parcourir des distances importantes pour puiser l’eau dans d’autres villages. Ces difficultés se répercutent de façon importante sur l’élevage du bétail.

 

Education :

ecole_mous.jpg

Seule une école primaire publique existe. Elle comprend 7 bâtiments et accueille 400 élèves. L’Association des Parents d’Elèves participe activement au bon fonctionnement. Les élèves ont aussi la possibilité de fréquenter l’école maternelle de la Fondation Bethléem, le lycée publique (cycle secondaire complet) de Mouda, le Collège d’Enseignement Technique et Industriel de Zouzoui (établissement construits par la Fondation). Les études supérieures ne peuvent se faire qu’à Maroua (dans le domaine agricole) ou à l’Université de Ngaoundéré dans l’Adamaoua, difficilement accessible en raison des coûts de la scolarisation et des longues distances à parcourir.

 

Santé : Il n’existe aucune infrastructure dans le domaine sanitaire.


Culte : Deux églises (catholique et protestante) et une petite mosquée sont bâties.


Sport : Deux terrains de football sont disponibles.

 

Economie :
L’agriculture est la première ressource et constitue la première activité pratiquée par l’ensemble de la population. Les cultures sont, par ordre d’importance, le sorgho, le mil rouge et le coton. L’élevage (petits et gros ruminants, volailles) est également pratiqué par la population. Le développement de cette activité doit être envisagé, car il n’y a pas d’élevage dans la partie sud du CAMEROUN. Sur le plan commercial, quelques boutiques existent et deux marchés hebdomadaires permettent quelques échanges. Le village compte deux moulins fonctionnant au gazole et il y a un endroit aménagé en bar.

 

Organisation du village :
group_mous.jpgLe village possède ses autorités traditionnelles comprenant le lawanjo (chef de village) en lien avec les autorités administratives, six jawr’en (chefs de quartier) et enfin un masaï (« chef des terres ») chargé de préserver les traditions. Le village, sur un plan administratif, dépend de la Commune de Moutourwa. Les décisions se prennent par le Comité de Développement qui se réunit en Assemblée Générale une fois par an. Cependant, de nombreuses réunions se tiennent le dimanche, rassemblant une grande partie de la population. Les Comités de Gestion des Points d’Eau sont fonctionnels (entretien et réparation). Au sein du village il existe des groupements communautaires actifs. On dénombre ainsi un Groupement d’Intérêt Collectif (GIC) des producteurs de coton, 3 GIC de femmes, des associations d’élèves, sportives, religieuses. La Fédération d’Autopromotion des Paysans de l’Extrême Nord (FAPEN), créée par la Fondation Bethléem et aujourd’hui autonome, regroupe 42 GIC pour mener des actions économiques (formations, projets) et leur met un grenier à disposition.

 

Atouts du village :
Les alentours du village avant les moussonsLe village présente des atouts intéressants, lui offrant des perspectives de développement. Tout d’abord, la vie communautaire est dynamique ce qui permet la réalisation collective de projets. Ensuite, la proximité avec la Fondation Bethléem est un bienfait. En effet, cette œuvre sociale mène de nombreuses actions au bénéfice de la population. Notamment, la Fédération d’Autopromotion des Paysans de l’Extrême Nord (FAPEN) y a été implantée (financement coopération allemande et ONG italienne) ; 1 forage et 1 puits y ont été creusés (financement Union Européenne) ; la pompe en panne sera bientôt réparée (financement Fondation Rotary International). D’autres projets sont en cours d’élaboration (électrification, adduction d’eau). De plus, les services sociaux proposés par la Fondation accompagnent durablement le développement du village. Ces services sont principalement : l’école maternelle, le centre de Formation Artisanale de Mouda, le centre de rééducation, et enfin le comité de soutien aux GIC. Les constructions réalisées par la Fondation à Mouda profitent aussi à Moussourtouk comme le centre de Santé Intégré, le lycée de Mouda, et les points d’eau. Enfin, la Fondation emploie plus de 100 personnes, dont beaucoup sont des habitants de Moussourtouk.

 

Après la mousson

Le village est situé à 34 km au sud de Maroua, en bordure de l’axe bitumé Maroua – Garoua. L’accès est donc possible toute l’année, ce qui est favorable au développement. Le village dispose également autour des habitations de grands espaces permettant les cultures et l’élevage.

 

La ligne électrique reliant Maroua à Moutourwa passe à proximité (900 mètres) des habitations. Ce qui constitue un atout fort pour la réalisation du projet d’électrification.  

 


Conclusion
- Des difficultés pour l’approvisionnement en eau
- Il n’existe aucune infrastructure dans le domaine sanitaire.
- Un potentiel économique peu exploité : moulins pour le mil, élevage…
- Une activité nocturne inexistante

 


 

4. L’électrification du village - Argumentation

 

4.1. Demande de la population

Ce projet est voulu depuis 2002 par la population, les cotisations sont collectées depuis cette date. Aucun bailleur de fonds ni partenaire technique fiable n’a pu être trouvé, bien que de nombreuses promesses aient été faites dans le passé.

 

4.2. Les objectifs à atteindre
Le projet concerne une population extrêmement pauvre, souffrant des mêmes problèmes que celle de la province en général (manque d’éducation, de soins notamment). Il s’agit de cultivateurs et d’éleveurs. La réalisation de ce projet, va permettre de valoriser les potentialités du village. L’électrification est une étape préalable, nécessaire et incontournable au développement durable (Production de l’électricité par le barrage hydraulique de Lagdo). De nombreuses activités et projets subséquents, vont permettre une amélioration des conditions de vie des habitants.

 

Objectif global :

Améliorer les conditions de vie des habitants de Moussourtouk, contribuant à l’atteinte des Objectifs du Millénaire n°1 « réduire de moitié l’extrême pauvreté et la faim ».

Indicateurs :
- amélioration de la santé et de l'hygiène ;
- augmentation des revenus : + 30% d’ici 2012 ;
- diminution de la pénibilité des tâches : - 2h/j d’ici 2010 ;
- réussite scolaire en augmentation ;
- possibilité d'accéder aux TIC, diversification des loisirs.

 

Objectif spécifique :
Faciliter le développement de Moussourtouk en valorisant ses potentialités, et ce dans le cadre d'une collaboration Nord/Sud enrichissante.

Indicateurs :
- appropriation par la population (AGR, études) ;
- création de partenariats et développement de la vie culturelle (accès, festivités) ;
- mise en valeur des outils d'information (sensibilisations).

 

4.3. Résultats attendus
Ces résultats
concourent effectivement à l’atteinte de l’objectif spécifique de renforcer les capacités du village. Bien qu’améliorant indéniablement la vie de la population, le projet d’électrification est avant tout un vecteur du développement, qui permettra d’initier de nouveaux projets. L’échange culturel permettra de viabiliser le projet car si la relation est équilibrée et intégrée par les différentes parties, le projet sera mieux perçu, appliqué et poursuivi.

 

R1. L'électricité est disponible à Moussourtouk (triphasé).

Indicateurs :
- effectivité, puissance et qualité de l'installation ;
- 100 foyers et bâtiments publics électrifiés.

 

R2. La gestion des installations est durable.

Indicateurs :
- maintenance par une équipe locale qualifiée ;
- population organisée pour le paiement des factures.

 

R3. Un échange interculturel est mis en place.

Indicateurs :
- 3 rencontres effectuées localement ;
- 50 adresses de correspondances effectuées ;
- évolution des perceptions des participants.

 

4.4. Impacts du projet
Dans le domaine de la santé, les campagnes de vaccinations seront également facilitées grâce à la conservation rendue possible des vaccins. Des familles ou des groupements de familles auront la possibilité de s’équiper en réfrigérateurs, ce qui améliorera l’hygiène grâce à une meilleure conservation des aliments.

 

Un projet pour l’adduction d’eau des villages de Mouda et Moussourtouk est en voie de réalisation, plusieurs demandes de financement sont actuellement étudiées. Ce projet initié par la Fondation Bethléem, il permettra d’améliorer de manière novatrice l’accès à l’eau (moins de pénibilité surtout). Cela ne sera possible qu’avec une pompe électrique. De plus, le développement de l’élevage du bétail et des terres cultivables pourra enfin être envisagé.

 

L’éducation en sera améliorée : les élèves auront la possibilité d’étudier le soir après le travail au champs. De plus, des outils d’information (téléviseurs) pourront être implantés dans quelques lieux. Ainsi, avec des supports vidéo, la Fondation Bethléem et d’autres associations spécialisées pourront mettre en place des programmes efficaces de sensibilisation dans les domaines de l’hygiène, de l’assainissement, du VIH/SIDA, de l’environnement. Il deviendra aussi possible d’implanter un Centre Multimédia favorisant l’apprentissage de l’informatique et de permettre le développement des TIC (technologies de l’information et de la communication).

 

Les activités génératrices de revenus seront encouragées. Les moulins pourront fonctionner à l’électricité ce qui augmentera les bénéfices par la réduction des charges d’exploitation (Consommation élevée de gasoil). Des moulins supplémentaires pourront être implantés. La Fondation Bethléem encouragera et mènera des actions dans ce domaine pour faciliter le développement économique du village. Elle vise une augmentation des revenus de 30 % d’ici 2012, en s’appuyant sur des activités agro-pastorales et sur de petites activités économiques.

 

L’éclairage des maisons sera plus économique pour les familles, car le prix de l’essence ayant beaucoup augmenté, s’éclairer au moyen de lampes à pétrole est devenu aujourd’hui excessivement cher.

 

La vie nocturne dans son ensemble est très réduite, la nuit tombe en moyenne à 18h15 tout au long de l’année, et le soleil se lève vers 6h30. La vie nocturne dans son ensemble est donc très réduite. Des activités nocturnes pourront se développer, favorisant ainsi les échanges entre habitants. En effet, les boutiques et les marchés pourront rester ouverts plus longtemps favorisant ainsi,les échanges commerciaux. Il deviendra possible de créer des activités comme la fabrication et la conservation de jus de fruit grâce à des réfrigérateurs. La sécurité augmentera car la lumière permet de prévenir les vols, nombreux en zone rurale.

 

Les manifestations culturelles et festives pourront être plus importantes

 

Comme cela a déjà été vécu dans les projets antérieurs, ce nouveau projet d’électrification favorisera les échanges interculturels. En effet, une équipe de jeunes techniciens français se déplacera pour effectuer l’électrification des habitations en collaboration directe avec des habitants du village. Des rencontres régulières avec la population pourront donc s’effectuer, le travail en commun favorisera les échanges permettant, ainsi, la découverte culturelle réciproque des uns et des autres. Le projet prévoit en parallèle un jumelage scolaire comprenant des échanges riches pour les élèves des écoles concernées, les enseignants ou encore quelques habitants qui le souhaitent.

 

4.5. Les bénéficiaires
100 familles, soit environ 800 personnes de Moussourtouk économisant depuis 6 ans seront les bénéficiaires directs de ce projet. Tous sont informés sur l’évolution du projet par le Comité de Développement. Nous prévoyons que les familles n’ayant pas cotisé le feront en constatant l’avancée concrète des travaux. Les élèves de Moussourtouk seront également bénéficiaires, ainsi que les commerçants, les vendeurs des marchés, les consommateurs. Sont aussi concernés les utilisateurs des bâtiments et lieux publics.

 

4.6. Implication et participation de la population locale
La décision du projet a été faite par la population, lors d’un Comité de Développement, en 2002. Un Bureau d’Electrification a été créé, comprenant 12 membres dont 5 femmes. La collecte des cotisations a alors été entamée (15.000 F.CFA et un sac de mil par famille) et la Fondation Bethléem contactée pour son soutien. La population a réuni aujourd’hui la somme de 1.500.000 F.CFA. Cette somme augmentera très certainement, car toutes les familles n’ont pas encore cotisé.

 

L’argent sera utilisé concrètement pour la distribution de l’énergie de saré en saré. Un saré est un groupement d’habitations familiales constitué de 3 à 4 chambres et d’une cuisine.

 

Le projet est régulièrement à l’ordre du jour des réunions dominicales et du Comité de Développement, afin d’inciter les familles ne cotisant pas à le faire. L’élaboration du projet est donc faite en partenariat étroit avec la population, celle-ci ayant décrit sa situation, ses besoins et les projets d’activités qu’elle entend mener grâce à l’électricité.

 

La population fournira la main d’œuvre non spécialisée pour les travaux de raccordement de la ligne au réseau et pour la distribution individuelle. Elle accueillera également les techniciens français de l’Echo du Tam-Tam. Une équipe de maintenance locale sera créée, puis formée par l’équipe française. Cette équipe sera constituée d’une dizaine d’habitants et un technicien de la Fondation Bethléem.

 

Les autorités locales sont également mises à contribution. Les différentes autorisations nécessaires ont été ou sont en cours d’obtention. Des demandes de soutien, d’aides et de financements sont ainsi effectuées localement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 5.Réalisation et planification du projet

 

 

 

5.1.Les 4 étapes du projet

Le projet technique sera effectué en 4 étapes : le raccordement au réseau (entre janvier et mai 2009) et la distribution au sein du village (juillet et août 2009). Le projet culturel se déroulera à partir de Septembre 2008 et se poursuivra durant deux années scolaires

 

Etape 1 : Etude préalable, sensibilisation

Les solutions techniques et les devis proposés par l’AES-SONELsont étudiés. Des calculs sont élaborés à partir des estimations de consommation d’énergie, et du développement à venir. Des contacts avec les responsables de l’AES-SONEL sont établis, afin d’échanger sur les pratiques techniques locales, de négocier et d’arrêter les choix technologiques.

 

 

Des échanges sont également effectués avec le bureau d’électrification constitué pour le projet. Cette démarche permet d’aborder les questions liées à la gestion de l’énergie, et au développement. Des projets de sensibilisation sont effectués en même temps avec les élèves et l’équipe éducative du lycée EPID :

-Exposés, débats sur les actions déjà menées

-Projets pédagogiques avec les professeurs de :

oLettre (littérature camerounaise),

oGéographie (situation sociale, économique et géopolitique du Cameroun),

oSanitaire et social (accès à l’eau, santé, alimentation, hygiène, prévention…)

oArt plastique pour les expositions et l’organisation des évènements culturels

oElectricité pour l’étude technique du projet

-Recherche et sélection des jeunes techniciens qui se porteront volontaires pour la réalisation du projet en France et aussi au Cameroun.

 

Etape 2 : Amenée de l’électricité dans le village et distribution dans les quartiers

Le raccordement des quartiers du village à la ligne sera fait entre janvier et mai 2009. Une entreprise habilitée par la SONEL effectuera les travaux de pose de la ligne, des compteurs et les branchements.

Coût  Investissement matériel et pose : 48 498 €

 

 

Etape 3 : Electrification des habitations, lieux publics et formation de l’équipe de maintenance

Une équipe de techniciens de l’Echo du Tam-Tam, comprenant 2 professeurs 3 étudiants sera mise en place et effectuera ces démarches en juillet – août 2009.

 

  • La distribution :

- Lieux publics à électrifier (prise en charge par le projet) : trois lieux de culte, une école primaire, et une place de marché).

- 120 concessions privées ayant cotisé. Les branchements seront individuels (et non collectifs pour éviter tout conflit).

Les ouvrages techniques étant présents pour permettre l’électrification ultérieure des autres habitations.

L’Echo du Tam-Tam interviendra lors de son déplacement pour procéder aux installations intérieures de ces lieux publics et des sarés. La population participera aux travaux comme main d’œuvre non spécialisée.

 

·La sensibilisation aux risques électriques :

- Animations avec supports multimédias.

- Pratique des premiers gestes en cas d’atteinte corporelle diffusée par démonstrations.

- Fiches techniques adaptées distribuées.

 

 

·La formation d’une équipe de maintenance :

- Formation pratique, sur les installations intérieures des lieux publics et des concessions privées, lors du déplacement de l’Echo du Tam-Tam

 

Coût  Investissement matériel : 25 190 €

 

Etape 4 : Restitution du projet

 

·Exposés prévus pour les différents partenaires qui le souhaitent

·Diaporamas dans les établissements scolaires :

·Manifestations culturelles: expositions photographiques, artistiques, soirées échanges, débats, poésies et textes africains,musique…

·Dossier bilan de l’association qui sera envoyé à tous les partenaires :

oBilan financier ;

oBilan technique ;

oLes problèmes rencontrés ;

oLa poursuite de l’action pour les années à venir.

 





Date de création : 05/09/2011 @ 11:35
Dernière modification : 08/10/2012 @ 09:56
Catégorie : Projet Village 2009-2010
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